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Presentation d'un projet sur le SERVICE CIVIL EUROPEEN. Projet émanent de réflexion de membres de la fédération du PARTI SOCIALISTE DU GERS. il est NOVATEUR, COMPLET, CONCRET.

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VOTRE AVIS ( nous sera utile)

Par wingate32 :: 26/11/2006 à 12:38 :: Général
le texte dans son intégralité

   

 

 SERVICE  

                 CIVIL 

                           EUROPEEN

 

                                                 

 

 

                                                                  

 

 

 

 

Bonjour a tous,

 

 

 

Comme promis, voici dans un premier temps,la premiere partie  du tetxe sur le service  civil europeen.

Vous pouvez vous procurer la suite c'est a dire la totalité du tetxe soit 320 pages et in extanso, c'est a dire dans son intrégralité .

Pour ce faire, il vous faut obtenir un pass, que nous vous donnerons aprés declinaison de votre identité electronique. Pour l 'avoir  c'est simple  clicker sur  le texte dans son  intégralité.

 

VOS AVIS SERONS IMPORTANTS ET CONTRIBUERONS A l'AMELIORATION DE CE PROJET.

 

laissez des commentaires  sur le blog ou

 

Merci  de nous contacter :      balchamblier@aol.com ou tridentdeneptune@tele2.fr.

 

Wingate32

 


LES GENERALITES

Par wingate32 :: 26/11/2006 à 12:12 :: SCE notes 1 chapitre 1 - generalités

Projet de Service Civil Européen, notes N°1

       Chapitre   1      

 

GENERALITES

 

Ce document fait suite au préambule intitulé Service civil Européen. Il présente des différences de détail par rapport au préambule, là où il y aura débat.

 

Remarque préliminaire.

 

Dans la suite du document, le mot campus utilisé dans le préambule pour donner une idée de l'état d'esprit des centres de service civil sera remplacé par le mot "creuset". Par ailleurs, si le mot conscrit est utilisé, c'est pour donner une idée de la rigueur de l'obligation qui est faite d'accomplir ce service. Mais cette conscription n'a rien de militaire. Au contraire ! On trouve aussi le mot "représentant" (élu). Il est mal choisi en fait. Il faut, pour ces deux dernières notions des mots nouveaux, plus novateurs, plus humains. Je les garde pour l'instant, je n'en ai pas d'autres. Je laisse aux philosophes, aux journalistes, aux écrivains, et surtout aux gens de la rue le soin de trouver des mots plus évocateurs, plus riches.

 

Ce document présente les premières réflexions sur les grands chapitres à développer. A mon sens, les premiers points qui demanderont recherches et développements sont les suivants :

1.     Le financement;

2.     les modalités de répartition des conscrits dans chaque pays de l'union.

3.     Les missions des conscrits;

4.     L'organisation des creusets;

5.     La sélection des encadrants;

6.     Les préparations politiques, financières et médiatiques;

7.     Le statut juridique;

8.     Le démarrage du système;

9.     Après…

 

Il y aura bien sûr d'autres points à développer, mais ceux que je viens de citer me semblent les plus urgents à traiter.

 

Certains de ces points ont des implications techniques pointues, d'autres plus politiques et enfin d'autres les deux à la fois.

 

Enfin, si ce projet est mauvais, peut on me dire si, pour rapprocher les Européens, on en voit un meilleur ? J'y adhèrerai sans réserve. Mais je crois passionnément dans ce projet et il faudra être solide pour le démolir et proposer mieux. Il y a des fois où la modestie doit être laissée au vestiaire.


Chapitre 1. Le financement.

 

Je ne prétends pas donner LA solution du financement. Voici quelques réflexions permettant cependant d'évaluer l'effort à faire. Ce n'est qu'une estimation, on peut se tromper facilement.

 

Il faut comprendre qu'une classe d'age complète (18-19 ans) coûte de toute façon cher à un pays : il faut la nourrir, l'éduquer, la distraire. C'est une dépense importante de toute façon. Pour le service civil, tandis que nos enfants seront à l'étranger où ils ne nous coûteront rien, nous dépenserons la même chose pour de jeunes étrangers d'Europe. Un surcoût, peut être, sera de faire un très gros effort au niveau de l'apprentissage des langues. Et encore : on verra plus loin que des étudiants Anglais, convenablement encadrés, pourront nous aider quasiment gratuitement.

Non, le problème n'est pas là; les grands investissements se feront dans l'édification de la structure d'accueil, son équipement, son entretien et surtout son personnel d'encadrement. 

 

Qui dit investissements dit aussi espoir de retour sur investissement, profits. Il faut donc comprendre que les citoyens des pays d'accueil, outre l'utilisation d'une main d'œuvre dynamique et quasi gratuite, trouveront aussi des débouchés. Par exemple : commerciaux. Les conscrits seront parfois amenés à côtoyer des entreprises, des gens avec lesquels ils développeront des rapports commerciaux plus tard. Ils feront connaître leurs produits, mais surtout, et c'est le plus important, il se créera des rapports nouveaux fondés sur la compréhension mutuelle, voire sur l'amitié. Comme je serais fier d'avoir un nouvel ami Allemand rencontré là, ou bien un client fidèle de Lettonie ou de Tchéquie qui aura été enthousiasmé par mes produits et qui les fera connaître dans son pays ! Tout cela parce que j'aurais été son tuteur ou que je l'aurais rencontré par hasard lors d'une de ses missions…

 

Revenons aux investissements nécessaires pour le local.

Pour en mesurer l'importance, il faut comprendre l'esprit qui doit régner pour la création de ces creusets. Le local doit être :

  1. Moderne, muni des dernières technologies de la domotique;
  2. Ecologique;
  3. Confortable;
  4. Attractif;
  5. Fonctionnel;
  6. Original;
  7. Ouvert sur l'extérieur. Un lieu de rencontre et d'échanges.
  8. Un espace de sécurité;
  9. Un espace permettant aux initiatives de se développer;
  10. Une véritable carte de visite de la région et du pays d'accueil;
  11. Situé à un endroit où tous les citoyens pourront accéder facilement.

 

 

Il faut donc faire appel aux meilleurs architectes, aux meilleurs urbanistes, aux meilleurs entrepreneurs. Ce sera une tâche exaltante pour eux. Les entrepreneurs pourront utiliser une main d'œuvre à bas coût fournie par les premiers contingents de conscrits.

 

Cela semblera à priori cher. Mais je pense que cela rapportera plus, à terme, que ce que ne rapportera jamais un airbus, appareil pourtant utile pour rapprocher les hommes. Et que le coût ne sera guère plus élevé.

Pour ce qui est du local, voici ma vision :

 

Il comportera des dortoirs où seront rassemblés au moins 4 nuits par semaine les conscrits. Ceux ci passeront peut être plus de nuits s'ils y restent le week-end. Il y aura le dortoir des filles et celui des garçons. Surtout, ce ne seront pas des pièces rectangulaires avec des lits alignés. Il y aura des coins, des recoins, des différences de niveaux, des box, des lieux de réflexion (pour lire, se reposer, discuter… et même s'isoler). Il y aura des ouvertures sur la ville et sur les champs, sur le paysage… Les lits auront des couvertures toutes différentes, originales, il y aura des tables de nuit et de petites armoires. Il y aura des petits bureaux dans chaque box que les conscrits pourront personnaliser. La nuit, la lumière sera éteinte à minuit. Elle sera rallumée à 7 heures 15. Le dortoir sera attenant aux sanitaires, aux salles de bain (des douches, pas de baignoire). Il y aura aussi un débarras pour que chacun y trouve le nécessaire pour nettoyer son espace personnel. Enfin, il y a aura une buanderie avec une machine à laver, un séchoir, une petite armoire à pharmacie avec des produits d'utilisation courante (aspirines, désinfectants, pansements, premiers secours …).   

 

Il y aura des selfs service chaleureux, ouverts. Non seulement les conscrits s'y restaureront gratuitement, mais ils pourront y inviter des locaux, moyennant paiement d'une somme convenable. Le service sera assuré par des conscrits. Il y aura plus de 400 personnes à servir tous les jours, matin, midi et soir. Musique douce, pas trop de bruit, qu'on puisse se parler. Décors à l'initiative des conscrits, mais toujours avec les conseils des encadrants.

 

Pour un creuset de 400 personnes, il faudra 10 salles de classe de 20 élèves (20 par demi journées, soit 400 par jour). Il faut deux professeur par classe et par demi-journée (2 heures de cours avec un prof, puis 2 autres avec un autre. Le matin, puis l'après-midi…). Il faut donc en permanence la présence de 10 profs de langue chevronnés, et 10 professeurs d'enseignement professionnels. Les salles de classe doivent être munies de tous les moyens de diffusion de connaissance nécessaires (vidéo, ordinateurs, tableaux etc.). Des tables et chaises originales seront dessinées par des designers sélectionnés par concours dans chaque pays, chaque région. Pour ce qui est du personnel encadrant, nous en parlerons plus tard. Cela coûtera cher, j'en conviens, et ce sera un coût permanent.

 

Il faudra un local permettant de stocker les matériels et équipements de service civil. Il y aura un vestiaire pour les équipements spécialisés (casques, tenues de protection et même, parfois, des tenues de plongée !). Il y aura un garage pour les équipements lourds (autobus et minibus, camions benne, ambulance…). Pour résumer, des stocks pour permettre aux conscrits d'assurer leur mission. Dans chaque pays, chaque région pourvoira aux besoins du service civil local. Il sera inutile de prévoir trop de service de salage ou sablage des routes à Malte ou Chypre, j'imagine ! En revanche, en Suède ou à la montagne …

 

Il y aura des espaces libres avec des terrains de basket, de volley etc. Il y aura un parc astucieusement dessiné pour s'y promener, faire du jogging; Et il sera ouvert à la population locale,  moyennant un prix d'entrée modique… mais n'oublions pas que ces lieux ouverts sont soumis aux règles du creuset que le directeur est chargé de faire respecter.

 

Il y aura un espace ludique pour le théâtre, le cinéma, le concert. Il y aura une grande salle commune de 500 à 1000 places à cet effet.  

     

Il y aura une bibliothèque avec des moyens audio-visuels adéquats. On y fera silence.

 

Il y aura des bureaux administratifs et une salle de réunion solennelle. C'est dans cette dernière qu'auront lieu les cérémonies de remise des cartes européennes, des livrets bleu et or. Elle sera somptueusement parée car ce sera le dernier souvenir du pays d'accueil qu'emporteront avec eux les conscrits. On devra apporter le plus grand soin à ses ornements, sa présentation.           

 

Il y aura une infirmerie de premier secours, un cabinet de médecin. Un médecin permanent y recevra gratuitement les conscrits, mais pourra y donner des consultations payantes normales. Il devra examiner tous les conscrits au moins une fois par an.

 

Il y aura un local pour les personnels d'entretien du campus; Une partie de ce personnel sera composée de professionnels locaux. J'insiste sur la nécessité d'avoir un creuset de propreté et d'hygiène irréprochables. Il y va de la réputation du pays d'accueil. Les sanitaires seront nettoyés et contrôlés tous les jours, des techniques d'entretien dernier cri seront utilisées. D'une manière générale, la sécurité (l'hygiène en faisant partie) sera une obsession. Le médecin du creuset en est l'un des principaux responsables.

 

Il y a bien entendu des salles techniques communes (chaufferie, stocks de nourriture avec congélateurs, salles du matériel d'entretien…).

 

Il y aura quelques petites salles d'utilité diverses (salles de jeux d'intérieur, salles de réunion…) réservées soit aux conscrits, soit au personnel d'encadrement.

 

Il y aura un espace réservé aux cultes. Ici, il faut signaler une forte originalité du creuset : cet endroit sera commun à tous les cultes. Il faudra réunir, dans chaque pays, les représentants de chaque religion pour qu'ils s'entendent sur le dessin de ce lieu. On verra si les chefs religieux sont sincères quand ils prêchent la paix. Ils seront là au pied du mur !!!. J'imagine cohabitant un minaret, un clocher, un croissant, une croix…

 

Il y aura partout des dispositifs adéquats pour les handicapés.

 

Enfin, il pourra y avoir une petite galerie marchande, fenêtre d'ouverture sur le commerce des produits du pays d'accueil…

 

Le creuset se tiendra soit dans un bâtiment unique (en ville par exemple) soit dans plusieurs bâtiments distincts.

 

Les responsables nationaux lanceront un grand concours pour la conception des creusets et pour leur réalisation. Les entreteneurs devront fournir leur devis en tenant compte du fait qu'ils bénéficieront, en partie, d'une main d'œuvre gratuite, certes parfois incompétente, mais il faut qu'ils sachent que parfois elle sera surqualifiée (de jeunes ingénieurs !). Bien entendu, ce sera pour les premières années, lors de l'édification des creusets. Ensuite, les projets seront différents (améliorations; entretiens, développements, adaptations…).

 

Et oui, cela coûtera cher ! Ca paraîtra mégalo, mais les cathédrales de nos ancêtres n'étaient pas gratuites, et ils n'avaient pas les moyens de maintenant !!!

   

Dans le préambule, j'avais estimé le coût à 18 milliards d'euros environ. Le budget d'un an de la France à l'union Européenne. En fait, c'est un minimum. Je trouve cette somme bien petite au regard de ce qu'elle rapportera à chaque pays. Outre l'aspect humain, le profit sera énorme sur le plan économique. La publicité pour les entreprises partie prenantes, l'image de chaque pays, les relations humaines immenses qui se noueront. C'est incalculable !. A condition qu'on y mette le paquet !. Il ne faudra faire aucune concession quant à la qualité du produit. A côté, le château de Versailles doit être une taupinière ! L'élite de chaque pays se mobilisera pour leur réalisation, leur maintenance. A mon avis, c'est vital pour l'Europe, pour chaque nation, pour chaque citoyen. Cela devra être LA réalisation du XXI ème siècle. Hum… rien que ça !

 

Reprenons les chiffres, avec l'exemple du budget 2006, pour la France. Espérons que la même démarche se fera dans les pays de l'union.

 

D'abord, l'investissement initial pour l'édification des creusets.

 

Nous payons 18 milliards pour l'Europe. Peut on en prélever 9 pour le projet ? Ce ne serait pas de trop.

 

La solidarité et l'intégration coûtent 12 milliards. On peut, pendant au moins deux ou trois ans, y consacrer une grande partie pour le projet. Justement, question solidarité, le projet se pose là. Le poste financier étant typique pour ce genre de projet, on doit pouvoir y mettre 4 milliards.    

   

L'industrie et le commerce reçoivent 7 milliards d'aide et paient 49 milliards à l'état en impôt sur les sociétés. Ils profiteront largement du service civil. Il serait juste qu'on prélève au moins 5 milliards sur les 7 qu'on restitue ou les 49 que l'état reçoit.

 

Les collectivités locales dépensent énormément pour les activités sportives, culturelles; Et bien, cette fois ci, c'est pour un monstre qu'elles devront faire un effort. Elles perçoivent 47 milliards. Si 10 d'entre eux pouvaient être affectés au projet, pendant deux ou trois ans, qu'en penseriez vous ? Pour des enfants de 18-20 ans, ça vaut le coup, non ?

 

Un effort exceptionnel pourrait être demandé à chaque Européen. Avec ses 62 millions d'habitants, la France pourrait obtenir, à raison de 100 euros par habitants, (modulés en fonction des revenus) 6.2 milliards d'euros. Après tout, cette somme sera restituée à leurs enfants, d'une façon ou d'une autre ! Pour mémoire, les citoyens français se sont payé un porte avions de 50 milliards d'euro…

 

On pourrait augmenter la TVA, pour au moins un an, et la faire passer de 19,6 à 20%., quitte à la ramener à 19% les années suivantes ! Cela rapporterait 3.3 milliards d'Euro environ.

 

Enfin, l'état dépense 7 milliards pour la ville et le logement ? Il serait juste que le projet en obtienne au moins 1 pour lui.   

 

Je vois donc à première vue 37 milliards la première année. Et plus encore la suivante ? 

Justement, ne peut on faire le même effort la deuxième année ? Et même plus ! Ca vaut le coup, non ?

 

Ensuite nous passons aux frais de fonctionnement, d'entretien. Cela sous entend qu'on a que deux ans pour réaliser les creusets. Il faut faire vite ! Et bien ! Ce serait une occasion de montrer que l'Europe est puissante ! Qu'elle est capable de frapper un grand coup !  

 

Une fois les creusets conçus, il s'agira donc de les faire fonctionner et de les entretenir. : payer l'entretien des locaux, des équipements du service civil, et surtout les salaires des personnels encadrants. Ces derniers coûteront cher, étant choisis parmi les plus compétents et les plus efficaces de chaque pays, de chaque région.

 

La paie des encadrants sera telle qu'elle attirera les élites les plus compétentes et motivées du pays. Pour le directeur et le sous directeur, il faudra fournir des appartements ou des maisons gratuits de grande qualité à l'intérieur du creuset. Ils auront aussi des voitures de fonction pour la réalisation de leurs objectifs. Un conscrit pourra servir de chauffeur. Enfin, la retraite leur sera assurée à très haut niveau. En aucun cas ils ne pourront se plaindre des difficultés matérielles pour réaliser leur tâche. Un directeur de creuset pourra recevoir 6 000 euros nets par mois, logé, nourri et même parfois habillé (uniforme comme pour un préfet par exemple ?). Ça fait 365 millions d'euros brut par an pour les salaires des deux directeurs des 1 875 creusets français. Il y aurait 30 permanents payés en moyenne 4 500 euros net par mois. Cela fait 4.1 milliards d'euros. Au total 4,5 milliards brut arrondis par an (pour les avantages en nature exceptionnels).

 

Un jeune français de 18 ans coûte à sa famille 4 500 euros environ par an en moyenne, pour sa nourriture, son habillement son éducation. Je ne parle pas de son coût payé par le corps social. Il en sera donc de même pour un conscrit, à peu de choses prés. Il y a 750 000 jeunes par contingent. Cela fait environ 3 milliards, arrondis, par an. Ajoutons 1 milliard pour les équipements spécifiques à l'accomplissement de leur mission de service civique. Donc 4 milliards.

 

Ils auront aussi un minimum d'argent de poche, leur solde, disons 100 euros par mois. Mettons pour arrondir 1 milliards d'euros.

 

Il faudra entretenir chaque creuset, le chauffer, le nettoyer, l'éclairer etc. etc. Mettons 3 milliards supplémentaires. Mais il y aura des imprévus, et le directeur ne doit pas avoir de difficulté à gérer son creuset. On pourrait assurer les creusets pour 1 milliards supplémentaire, soit 4 milliards en tout donc. 

 

Bref, à vue de nez, on peut supposer que les frais de fonctionnement s'établiront à 13.5 milliards d'Euros. On retranche donc à 37 milliards ces 13.5 milliards, cela fait, pour 1875 creusets, 25 millions d'euros disponibles à la construction de chaque creuset, sur 2 ans. Mais cela continuera un peu les années suivantes, non ? 

 

N'oublions pas qu'il y aura certaines rentrées d'argent. Les services civils des missions seront parfois payants par les collectivités locales, l'état ou même les entreprises locales. Le théâtre, le cinéma, le self, les galeries rapporteront un peu d'argent aussi.

Les sommes perçues seront tantôt redistribuées à l'état du pays d'accueil, tantôt à l'Europe, tantôt à la structure administrative locale, tantôt directement au creuset. Tout cela selon des règles comptables précises.

 

Attention : les travaux effectués par les conscrits du service civil ne pourront pas faire de concurrence déloyale aux entreprises qui oeuvrent dans les mêmes domaines d'activité. Elles auront, en compensation, et sous certaines conditions, des aides des services civils en main d'œuvre, en matériel et en conseil. Au delà d'une certaine limite, ces aides seront payantes.

Il y aura lieu de créer une certaine déontologie et une certaine éthique des financements dans ce domaine.

 

Naturellement, les finances du creuset seront surveillées par des commissions européennes assistées par des fonctionnaires locaux. Les directeurs seront responsables devant la commission des flux financiers au sein de leur creuset.

 

L'idéal serait que les creusets rapportent autant qu'ils consomment, car les creusets seront des associations à buts non lucratifs.

 

Pour supprimer les différences de niveau des creusets entre pays pauvres et riches, avant que ceux ci atteignent une certaine similitude de puissance financière, il serait judicieux que l'Europe dispose de capitaux permettant de réagir pour équilibrer les qualités des creusets partout dans l'union. En effet, si les creusets sont la carte de visite de chaque nation, de chaque région de l'Europe, ils n'en sont pas moins une entreprise globale, une image de l'Europe aussi. Il faut s'attendre partout au même niveau de qualité. Il ne faut pas de disparités profondes, et ce sera la tâche du ministre Européen en charge des creusets.

 

Enfin, les creusets rapporteront un bénéfice caché considérable à chaque nation qui les entretiendra. Outre la publicité qui leur sera faite à travers les creusets, chacun profitera des liens civiques, humains et commerciaux même qui s'établiront. Ils seront d'autant plus bénéfiques et puissants que les populations de chaque nation auront à cœur de leur apporter un fort soutien. Et peu à peu, les efforts financiers des premières années porteront leurs fruits. Et le bénéfice sera colossal !

 

Je viens de livrer quelques réflexions concernant la France, pays que je connais le mieux. Je me dis que les pays Européens auront une démarche analogue. Cependant, un grand nombre de pays n'ont pas encore la puissance financière de la France. Ils devront agir en trouvant le mode de financement le plus efficace pour eux. Ils recevront de toute façon une aide puissante de l'Europe. C'est justement à l'Europe d'harmoniser les niveaux des creusets. C'est une de ses missions. Les moyens financiers devront avoir une facette nationale (pour l'originalité du concept) et une facette Européennes (pour le niveau de qualité). Avec leur positon financière dominante, l'Allemagne, l'Angleterre, la France, le Benelux, l'Italie et même l'Espagne auront à cœur de donner probablement plus qu'elles ne recevront. Mais n'oublions pas la chose suivante : pour la France par exemple, autant elle bénéficiera des creusets implantés sur son territoire, autant ce sont ses jeunes à elle qui bénéficieront des creusets implantés ailleurs (même à Malte, à Chypre et en Lettonie !). Alors, il n'y a pas lieu de revendiquer des moyens supérieurs aux autres. Il faut admettre que l'Europe se charge d'équilibrer les dépenses, donc les niveaux qualitatifs des creusets, quelque soit le territoire sur lequel ils se trouvent.

 

Enfin, il y a le cas particulier de l'Angleterre. Leur chance, c'est de ne pas avoir à payer de professeurs d'Anglais chers et de compétence pointue sur leur territoire, et pour cause… Ce sera ce pays qui, en priorité, fournira les professeurs et polyglottes nécessaires aux creusets des autres pays. Ce sera sa gloire et son devoir. Avoir l'avantage d'être une nation fédératrice en Europe impose des devoirs, non ?

            

 

 

 

  

                

       

Chapitre 2. Les modalités de répartition des conscrits dans chaque pays de l'union.

 

 

 

S'il y a un problème épineux sur le plan politique, c'est bien celui-là. Car, comme il existe des établissements scolaires de grande réputation en France (Louis Legrand, Henri 4 etc. …)  ou des instituts de prestige (polytechnique, ENA), il n'est pas question qu'une sélection pareille se fasse dans les creusets ! Ils seront les endroits où non seulement les jeunes ressortissants de tous les pays se rencontreront, mais aussi où les classes sociales se rapprocheront. Et c'est vital pour l'Europe !

 

Il ne doit pas y avoir de favoritisme. L'affectation des conscrits se fera sur la répartition la plus judicieuse possible, mais parfois au hasard. Et oui : tout le monde n'ira pas se dorer au soleil de la Corse ! Il y aura des chanceux… .

 

Pour faire cette répartition, il y aura deux approches différentes. Une approche nationale et une européenne. Chaque entité se répartira les tâches.     

L'approche nationale consiste à défendre les intérêts du pays, comme on peut le deviner, en envoyant des catégories de jeunes dans des pays dont on estimera que c'est plus profitable au développement du niveau de ses élites d'une part, et d'autre part à accueillir les étrangers les plus productifs possible à l'intérieur. C'est une mauvaise approche. Pour l'unité de l'Europe et pour la nation concernée, à terme. C'est pour cela qu'une institution ou un organisme purement Européenne procèdera au tri des affectations, sur des critères Européens et non nationaux. Avec une part de hasard.

 

Au niveau national, on devra :

1.     Recenser et collecter les conscrits.

2.     Envoyer les résultats à l'organisme européen concerné.

3.     Faire des documents publicitaires pour inciter les jeunes européens à choisir son pays.

4.     Exprimer ses besoins en conscrits (quantité, qualité) au niveau Européen.

5.     Mesurer les résultats des creusets, ou du moins, participer à ces mesures.

6.     Surveiller la bonne application des règles des creusets définies en Europe.

7.     Garantie la qualité d'accueil et la sécurité des jeunes conscrits étrangers accueillis.

8.     Garantir le haut niveau de qualité des creusets.

9.     Accueillir les jeunes conscrits nationaux à leur retour et plus particulièrement les représentants élus.

 

 

Au niveau Européen, suivant des règles précises, on répartira les conscrits dans les pays d'accueil des creusets. Ces règles de répartition tiendront compte en particulier :

  1. Du choix du conscrit (parmi 5 pays, classés par ordre préférentiel par l'appelé).
  2. Des besoins de chaque nation;
  3. Des objectifs Européens;
  4. De l'équité entre chaque nation (qualité des conscrits, nombre);
  5. Des possibilités géographiques et économiques;
  6. Des langues parlées par les conscrits;
  7. Des besoins en professeurs d'Anglais;
  8. Des besoins en connaissances professionnelles des conscrits dans les creusets.

PREAMBULE des chapitres

Par wingate32 :: 25/11/2006 à 10:39 :: PREAMBULE

 

Service Civil Européen

        Préambule      

 

Chapitre 1 : Le constat.

 

1 – Révolte des jeunes en banlieue.

2 – Augmentation de la fracture sociale.

3 – Racisme, exclusion, violence.

4 – Panne d'idées nouvelles : pour l'Europe, pour l'Ecologie, pour le progrès, la technique, la science etc. etc.…

5 – Recul des idées humanistes.

6 – Refus d'une constitution Européenne représentant pour certains celle d'un libéralisme sauvage (ou capitalisme sauvage), celle de l'Europe de la Jet set.

7 – Accès à l'idée de l'Europe rendu en fait impossible aux classes sociales basses et même moyennes.

Etc. Etc.

 

L'idée de l'Europe recule progressivement dans l'esprit des populations. Elle est ressentie comme une contrainte, un fardeau inutile. Vue de loin, elle semble ne profiter qu'à une minorité. Des pays membres ne rêvent que d'une zone de libre échange, et développent leurs égoïsmes nationaux.

L'Europe est la risée de grandes puissances nationalistes (Etats unis, Russie, Japon…) tant dans le domaine militaire que dans le domaine économique. Elle est impuissante tant devant les défis internationaux que devant les défis sociaux qui se présentent à elle.

 

Cela finira mal, et ceci dans tous les domaines : culturels, sociaux et même économiques !

 

Le repli sur soi semblera la seule issue. Une issue catastrophique pour les citoyens les plus faibles, mais même pour ceux qui sont un peu mieux lotis, les classes moyennes, les petits entrepreneurs.  Cependant, les classes sociales élevées elles même seront atteintes : il y aura des petits potentats régnant sur des peuples misérables et ignares. Pitoyables dirigeants !  

 

L'Europe ira cahin-caha, mais, pauvre en ressources énergétiques et en matières premières, médiocrement imaginative, trop divisée, elle contemplera de loin et sans y toucher, l'évolution du monde et le progrès.

 

Pire : elle subira des pressions économiques et même militaires qui lui feront perdre son identité, si tout du moins elle en a encore une.

 

Les groupes de pays qui sauront s'unir auront seuls un avenir et vivront. Les autres, au mieux, survivront. L'Europe sera le dernier souci des nations évoluées, un peu comme l'est, hélas, l'Afrique d'aujourd'hui. Mais l'Afrique a au moins l'excuse d'avoir été pillée par les nations Européenne, ses frontières dessinées anarchiquement par les pays impérialiste d'antan qui ne tenaient pas compte des réalités sociales, culturelles et économiques du continent. L'Europe n'a pas d'excuse car elle a une culture et une histoire riche. Mais elle est au bout de ce cycle. Il lui faut se renouveler et reprendre le flambeau de l'innovation, tant dans les domaines économiques que dans les domaines sociaux et culturels.

Pour cela, il faut des idées neuves. Du jamais vu, ni entendu, ni montré. Des idées fortes, maintenues par des gens résolus.

 

Mais y en a-t-il vraiment ?

  

Trop occupés à protéger des intérêts à court terme, trop soucieux de leur électorat, de leurs petits avantages, les hommes et femmes de chaque pays se soucient très peu de l'Europe. Ils ne pensent ni à leurs enfants, ni à l'avenir de ceux-ci mais plutôt à leurs intérêts immédiats. Ils pensent " les générations futures se débrouilleront bien, après nous, le déluge !!!". Les modèles sociaux sont ceux du "chacun pour soi", du "profit immédiat et rapide" et du "que les autres se débrouillent !". On ignorera ce qui n'est pas nous, on ne comprendra pas ceux qui ne pensent pas comme nous et on ne fera aucun effort pour se rapprocher les uns des autres. Inévitablement, ce sera l'épanouissement des familles maffieuses, des lobbies, des groupements d'intérêt économiques se faisant la guerre entre eux et s'affaiblissant mutuellement, voire s'anéantissant.   

 

Il est certain qu'on n'ira pas loin comme cela.

 

Tous les maux éternels dont souffrent les gens se perpétueront, inéluctablement.

 

Cette épouvantable boîte de Pandore ne peut déboucher sur l'espoir.

 

Sauf si…

 

 

 

 


 

 

Chapitre 2 … On trouve des Remèdes…

 

Agir avec des idées nouvelles. Sans prétention, en voici une. A vous d'en trouver d'autres, peut-être de meilleures. Pour moi, il serait intéressant de procéder à la :

 

 Création d'un service civil Européen obligatoire d'un an

 

Tout jeune de 18 ans au moins, et à la fin de ses études, garçon ou fille, accomplirait un service civil dans un pays Européen différent de son pays d'origine.

 

Ce service civil serait accompli dans des unités de base dites "centre de service civil", de 300 à 400 futurs citoyens, encadrés par des personnes du pays d'accueil. A l'issu du service civil, il serait remis une carte d'identité Européenne à chaque citoyen ayant accompli convenablement son service.

 

Si on veut entreprendre cela, il faut que le service ait 3 missions essentielles :

1 – Faire accomplir aux jeunes des tâches d'intérêt général dans le pays d'accueil (Aide aux personnes âgées, entretien des espaces publics, secourisme, tri des déchets… etc.… etc.).

2 - Former culturellement les jeunes (cours de langues, instruction civique… etc.…etc.)

3Et surtout : rapprocher les jeunes, futurs citoyens Européens, c'est à dire refuser les exclusions.

 

 

Il aura donc en particulier pour objectif de stimuler les rapprochements entre jeunes. Pour cela, il faut :

1 - Mélanger les nationalités au maximum.

2 – Mélanger les classes sociales.

3 – Adopter la structure "Campus" dans les unités de base, c'est à dire, y susciter une ambiance analogue, même meilleure si possible.

4 – Encadrer intelligemment ces jeunes en instaurant un tutorat : un responsable les guidant et qui en aura la responsabilité (en évitant cependant de trop les influencer). Ce tuteur pourrait être soit un membre du personnel d'encadrement, soit un "conscrit" d'une classe antérieure, soit une personne de la société civile habitant à proximité du "campus".  

5 – Fournir la carte d'identité Européenne, accompagnée d'un document mentionnant les devoirs et droits des citoyens et remise à la fin de la période du service civil.

 

Etre citoyen Européen implique que l'on a des droits et des devoirs.

 

A/ Les devoirs :

1.          Voter aux élections Européennes.

2.          Accomplir et faire accomplir son service civil

3.          Respecter les droits de l'homme.

4.          Respecter les opinions (notamment religieuses et politiques).

5.          Respecter les droits, usages et coutumes des pays et régions européennes.

6.          S'interdire la violence physique et verbale, ainsi que la diffamation.

7.          Aider à l'amélioration et au développement de l'union européenne. Notamment, il doit participer aux aides sociales européennes et ne pas abuser de l'assistance sociale européenne.

8.          Protéger, dans la mesure de ses moyens, les citoyens européens en état de faiblesse (notamment les citoyens étrangers présents dans son pays et ne parlant pas la langue) en particulier contre toute discrimination.  

 

Ce seront les huit devoirs à savoir par cœur par tout citoyen Européen.

 

B / les droits :

1.          La citoyenneté Européenne, le droit de vote. Le vote blanc sera comptabilisé.

2.          La protection de sa personne, physique et morale, sur tout le territoire européen.

3.          L'égalité avec tout citoyen européen quelque soit son lieu de résidence en Europe.

4.          Assistance en cas de détresse physique ou morale, quelque soit l'endroit où il se trouve en Europe.

5.          La liberté de parole et d'opinion, à condition de respecter le point 6 des devoirs

6.          La protection et le respect de ses enfants.

7.          La protection et le respect de ses biens

8.          La jouissance du service public et du service civil européen.

 

Ce seront les huit droits à connaître par et pour tout citoyen Européen.

 

Remarque : le vote blanc signifie que la question ou le choix proposé n'est pas bon. S'il est majoritaire, le scrutin est nul et non avenu. Il faut reformuler rapidement la bonne question et la proposer à un autre vote. J'espère aussi que voter sera obligatoire, comme en Belgique.

 

6 - Organiser, à l'issu de la période de service, un vote auquel participeront tous les jeunes de la promotion du service, pour élire leur représentant de conscription. Ils choisiront celle ou celui qui est le plus représentatif de leur promotion à la citoyenneté Européenne. Celui qui est élu aura des droits et des devoirs supplémentaires à ses "conscrits", par exemple le droit à une mention spéciale sur sa carte européenne indiquant sa qualité d'élu de promotion.

Par ailleurs, l'élu aura des :

Devoirs : Dans la mesure de ses moyens, il doit assistance à chacun des citoyens de sa promotion en cas de difficulté. Dans ce cas, il percevra une aide financière de la part de l'union européenne. Il entretiendra une correspondance régulière avec ses conscrits et devra s'informer de leur situation tant morale qu'économique. 

Droits : Chaque citoyen de sa promotion lui doit personnellement assistance au cas où lui même ou sa famille subirait des difficultés.

 

 Une caisse "de promotion" sera créée pour capitaliser les moyens d'assistance. Les finances de cette caisse devront être publiques, et les placements éventuels pourront être investis dans des entreprises ou des organismes purement européens. Ces caisses ne pourront jamais être déficitaires. Elles ne pourront jamais être regroupées totalement ou en partie avec d'autres caisses à moins que tous les conscrits, sans exception, le souhaitent. Chaque conscrit alimentera cette caisse à mesure de ses moyens. Elle sera gérée par le représentant, avec des aides techniques appropriées si besoin. Le but est de ne jamais être en difficulté financière afin de ne pas léser les citoyens y cotisant.   

 

Le service civil sera obligatoire, laïque et gratuit. Quelque soit la position vis à vis des études ou du travail, les jeunes auront une "année sabbatique citoyenne". Ceux qui auront interrompu leurs études les reprendront l'année suivante et ceux qui auront un travail seront obligatoirement repris par leur entreprise, ou une entreprise équivalente, s'ils sont salariés.

Le jeune à la tête d'une entreprise ou bien en reprenant une, recevra une aide particulière de l'Europe à proportion de ses besoins. Des jeunes du service civil du pays pourront, à titre exceptionnel, lui fournir une aide de main d'oeuvre. Mais, en tout état de cause, le cursus de tout jeune devra tenir compte de l'obligation du service civil et chacun devra s'adapter. La responsabilité au sein d'une entreprise, ou d'une quelconque structure, ne saurait être la raison d'une exemption.   

 

Chaque état européen recevra un contingent de futurs citoyens en proportion des jeunes qu'il envoie lui-même au service civil. Il sera tenu de les loger, de les nourrir et de leur fournir les vêtements distinctifs. Ces derniers seront des sortes d'uniformes dont le dessin sera fait par des stylistes de haut niveau. L'encadrement sera composé de nationaux du pays d'accueil et aura une mission d'éducation (cours de langue, éducation civique, éducation technique…etc.…etc.) et d'organisation. Il devra créer une atmosphère"campus" favorisant les échanges entre citoyens, mais aussi avec les habitants du pays d'accueil. Ces encadrants seront de haut niveau, chaque pays ayant la responsabilité de les sélectionner et de les former le mieux possible. Toutefois, un représentant (un élu) d'une conscription du pays sera toujours prioritaire pour tout emploi d'encadrant.

 

Les journées, d'une durée de 9 heures, seront occupées de la manière suivante :

1 – Service civil pendant quatre heures le matin. Exemple : aide aux personnes indigentes; nettoyage et entretien des lieux publics, hygiène et secourisme, service de pompier … etc …

2 – Repas, détente et rencontres dans des foyers communs, deux heures en milieu de journée.

3 – Cours de langues (l'Anglais essentiellement, mais aussi la langue du pays d'accueil, obligatoirement), instruction civique, sécurité civile etc. le tout pendant trois heures l'après midi.

4 - Quartier libre le soir, mais des activités physiques et culturelles seraient favorisées, y compris les jours de repos, le week-end.

 

Des équipes seront crées, constituées de citoyens de différents pays, différentes classes sociales, sans distinction de sexe, de religion… et accompliront leur tâche par rotation.   

La semaine de service sera de cinq jours, du lundi au vendredi, éventuellement décalée sur le samedi et le dimanche afin de mettre à disposition des jeunes pour des tâches indispensables du week-end. Les deux jours de repos de la semaine seront des jours où aucune présence ni aucun travail ne sera obligatoire, mais les jeunes devront rester dans le pays d'accueil. Le voyage aller et retour des citoyens du service civil sera gratuit lors de leur incorporation et leur fin de promotion. Il y aura aussi un mois de vacances avec voyage aller et retour gratuit au milieu du temps de service civil. Ce mois de vacances pourra être passé éventuellement en deux périodes de quinze jours. Pour raison de cohésion de l'action civile, les chefs de "campus" pourront modifier les règles de vacances.

 

La répartition géographique des conscrits dans les pays d'accueil sera faite à la fois par l'autorité du pays dont le jeune est un ressortissant, le pays d'accueil, et les services du ministre Européen chargé des campus. Bien sûr, il sera tenu compte du désir du conscrit.

 

  Chaque jeune aura la possibilité de choisir 5 pays parmi 27, rangés par ordre de préférence. En cas d'impossibilité, pour des raisons de saturation de la demande, c'est un organisme national ou européen qui tranchera pour une destination vers un pays d'accueil. En aucun cas le citoyen ne pourra faire son service dans son pays d'origine, et, de préférence, les organismes devront éviter d'envoyer un jeune dans un pays parlant la langue de son pays d'origine (un français en Belgique ou un Anglais à Malte par exemple).

 

Il faudra donc répartir les citoyens d'un pays vers les pays d'accueil en mélangeant au maximum les origines sociales et en maintenant une égalité numérique entre garçons et filles. L'Europe paie les transports qui sont dus aux jeunes qu'elle envoie dans les pays d'accueil, avec éventuellement une aide de ces pays. Elle agit en tout état de cause en respectant les lois européennes concernant le service civil.

 Par ailleurs, chaque pays d'accueil organise les "campus" en fournissant les moyens d'hébergement, de nourriture, d'éducation et d'encadrement aux conscrits. Il est responsable de la qualité de l'enseignement et de l'encadrement. Il fait régner l'ordre et la discipline nécessaire à l'accomplissement paisible du service civil et a autorité sur les jeunes qu'il prend en charge. Il leur doit néanmoins le respect de la personne comme il est dû à tout citoyen européen.

 

Les problèmes juridiques levés par d'éventuels conflits au sein des organismes de service civils ou entre les jeunes, ou encore les crimes et délits, seront jugés dans des juridictions spéciales, avec des représentant des jeunes et des encadrants parmi les jurés. L'autorité juge et puni, conformément, et dans l'ordre : 

1/ aux lois du pays d'accueil

2/ aux lois européennes

3/ aux règles du service civil. 

Les punitions peuvent aller d'une simple réprimande, à la soumission aux lois du pays d'accueil (peine d'emprisonnement comprise), la privation de la carte d'identité européenne étant considérée comme une punition très grave. 

     

Au début et à l'issu du stage civil, une cérémonie aura lieu. Une prise en charge sera faite lors de laquelle on énumèrera les droits et devoir de chaque jeune ainsi que la prise de connaissance des règles de fonctionnement de l'établissement dans lequel il se trouve. On lui présentera le personnel d'encadrement et chaque jeune donnera à cette occasion son nom, son pays d'origine et son métier ou celui qu'il envisage d'exercer.

 

A la fin de l'année de service, une élection du représentant des conscrits aura lieu ainsi qu'une cérémonie de remise des cartes d'identités. Une fête sera organisée.

 

Les 300 ou 400 conscrits (ou élèves) seront répartis dans des structures où garçons et filles auront des chambrées séparées. Ils résideront au campus 5 jours par semaine, 4 nuits au moins, et n'en sortiront que le soir ou pour remplir leurs missions. Ils se restaureront au campus au moins le matin et le midi. Les deux jours de repos, ils seront libres et auront le choix du lieu de résidence, sans toutefois quitter le pays d'accueil.

Les locaux où ils vivront seront conçus pour le rapprochement et le mélange des conscrits en préservant toutefois leur intimité et leur personnalité. A titre d'exemple, il sera aménagé des dortoirs où chacun aura son box convenablement meublé mais où il pourra facilement apporter une touche personnelle. Les sanitaires devront être d'une propreté et d'une hygiène irréprochable, la promiscuité étant évitée au maximum. En fait, le niveau de chaque établissement sera la "carte de visite" du pays d'accueil. Une sorte d'émulation doit régner entre toutes les nations Européennes, contrôlée par un ministre Européen spécial du service civil. Celui-ci aura pour tâche, entre autre, d'harmoniser le niveau des campus afin de ne pas créer de trop fortes disproportions entre nation pauvres et nations riches d'Europe (Que la qualité des campus soit plus une question de créativité que de moyens).     

 

 Les "équipes" d'action civile seront des sous structures de plusieurs jeunes rassemblés par les encadrants selon les affinités des jeunes entre eux mais aussi en vue d'équilibrer les regroupements pour un accomplissement optimum de la tâche de leur service. Il faut cependant veiller à ce que ces structures soient telles que les mêmes jeunes ne soient pas toujours ensemble mais suffisamment mélangés pour favoriser les échanges. En particulier, il faut séparer raisonnablement les jeunes d'un même pays (pas tous les allemands ensemble en France, pas tous les polonais ensemble en Italie par exemple). On pourra cependant laisser un lien entre eux, dans la mesure où il n'entrave pas les relations avec les jeunes d'autres pays. Pour l'élection du représentant, en fin de service, il faudra encourager, mais sans pression, à faire voter pour un conscrit d'une nationalité différente de celle de l'électeur

Les heures de l'après midi seront des heures de type éducatives où le personnel d'encadrement pourra être remplacé par des professeurs spécialisés fournis par le pays d'accueil sur son contingent d'enseignants.

 

Pour ne pas créer de problèmes dus aux différences d'origine sociale et favoriser leur rapprochement, il n'y aura ni examen, ni concours, ni compétition entre jeunes. Il faudra en revanche favoriser l'émulation. 

 

Le financement du service civil européen sera assuré sur le budget européen. Ce budget européen sera doté par chaque pays de la somme qu'il destinait normalement à l'éducation de ses jeunes pour la période scolaire de 18 à 19 ans par exemple, ainsi que la somme qu'utilisent les parents pour l'entretien de leurs enfants. La seule charge supplémentaire du pays est la partie qui concerne les frais des établissements d'hébergement et leur entretien, les frais d'habillement (uniforme) et les frais de nourriture. Chaque pays y contribue à hauteur des frais que représente normalement son propre contingent de jeunes. Chaque pays accueille un nombre de jeunes équivalent au nombre de jeunes qu'il envoie à l'étranger. Par ailleurs, les travaux des services civils fournis par les jeunes sont gratuits, le pays d'accueil en recueille à son profit les fruits. Enfin, le budget Européen doit affecter la plus forte proportion possible de ses moyens au